Fondé en 1937 à l’initiative de Georges Lefebvre, l’Institut d'Histoire de la Révolution Française est rattaché à l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC, UMR 8066 – CNRS, ENS-PSL, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). 

La bibliothèque de l'IHRF sera exceptionnellement fermée la journée du jeudi 27 janvier 2022.

Lundi et mardi : 14 h – 17 h 30
Mercredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h 30
Jeudi : 9 h 30 – 13 h
Vendredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h 30

Thomas Corpet
Tél. : 01 40 46 33 70
biblio.ihrf@univ-paris1.fr

Accès direct à la bibliothèque

Bibliothèque de l'IHRF

La bibliothèque de l'IHRF a été constituée principalement par des acquisitions successives, des dons et des legs.

Elle est l'une des rares dans sa spécialité à être consacrée à la période de la Révolution et de l'Empire, et plus particulièrement aux Révolutions occidentales de la fin du xviiie siècle dans l'Europe révolutionnaire et impériale.

Le fonds documentaire comprend plus de 18 000 ouvrages, 12 000 titres des Archives de la Révolution française micro-fichées et 1 300 thèses et mémoires

Les Archives parlementaires, le Moniteur, les revues Révolution française et les Annales historiques de la Révolution française sont en accès direct en salle G016.

Logo de CollEx

Ses collections de références et ses services d'appui à la recherche sont labellisés CollEx (Collections d'excellence).

[Séminaires 2021-2022 de l'IHRF-IHMC]

Les programmes suivants du premier semestre pour les séminaires de Master 1 et 2 de l'IHRF sont désormais en ligne :

Séminaire de Master 1 (S1) – Chantiers de l'histoire de la Révolution française

Séminaire organisé par Frédéric Régent et Pierre Serna

Séminaire de Master 1 – Sources et matériaux de l’histoire de la Révolution et de l’Empire

Séminaire organisé par Virginie Martin, Guillaume Mazeau, Frédéric Régent et Côme Simien

Séminaire de Master 2 / Doctoral (S1) – En faisant, en écrivant la révolution

Séminaire IHRF-IHMC / IUF / BnF, organisé par Pierre Serna (IHRF-IHMC ; IUF) et Francesco Dendena (BnF)

Séminaire de Master 2 / Doctoral (S2) – Révolutions coloniales

Séminaire IHRF-IHMC, organisé par Frédéric Régent

Actualités et informations

  • [Revue] La Révolution française – 22 | 2021

    Démocratie funambule sur une estrade entourée de musiciens et de spectateurs étrangersLe numéro 22 | 2021 de La Révolution française, les Cahiers de l'Institut d'Histoire de la Révolution Française est paru aujourd'hui sur OpenEdition Journals.

    Dirigé par Paolo Conte, Mathieu Ferradou et Jeanne-Laure Le Quang, il rassemble huit articles basés sur la journée d'études « L'étranger en révolution(s) » qui s'est tenue le 15 octobre 2020.

    Vecteurs contribuant aux redéfinitions politiques de l’époque révolutionnaire, les femmes et hommes étrangers participent pleinement à la construction d’une cité nouvelle, par des interactions culturelles continues, ainsi que par le biais de leur engagement individuel. Ce numéro interroge ainsi à nouveaux frais le croisement et l’influence entre différents modèles révolutionnaires. Envisager des trajectoires individuelles comme collectives permet de mieux saisir la dialectique à l’œuvre entre la contribution que les étrangers ont apporté au déroulement de la lutte politique nationale et la manière dont les institutions ont géré leur présence, tout en cherchant à décentrer le regard et à questionner cette problématique dans un contexte européen et atlantique.

  • Parution de « La Révolution n'est pas terminée »

    Couverture de l'ouvrage

    Jean-Clément Martin, La Révolution n’est pas terminée – Interventions 1981-2021, Paris, Passés composés, janvier 2022, 208 pages.

    En 2021, la période révolutionnaire demeure toujours présente dans les mémoires comme dans les débats français. Elle sert de référence pour apprécier ce que nous vivons et elle représente encore un enjeu dans nos discussions. Elle garde une actualité mémorielle, politique et, pour employer un mot à la mode, sociétale, puisqu’elle conditionne nos relations selon que nous apprécions ou condamnons Robespierre ou Marie-Antoinette, quand nous évoquons la réalité ou l’invention du « génocide vendéen » .

    Non seulement la Révolution n’est pas terminée, mais le passé vit toujours dans le présent. Il n’est pas assuré pour autant que cela soit à mettre au crédit de la Révolution en tant que telle : si elle retient notre attention c’est à cause de toutes les questions sans réponse qu’elle suscite encore. Comme souvent, la présence du passé tient aux deuils inaccomplis. La page n’est pas tournée, ce que démontre avec finesse et brio Jean-Clément Martin à travers ce recueil de ses interventions médiatiques depuis plus de vingt ans.

  • Parution du « “Roman vrai” de la Révolution »

    Mathilde Harel, Le « Roman vrai » de la Révolution, Isle, Les Amis de Robert Margerit, 408 pages.

    Pour commander l'ouvrage (10 €, plus frais de port), écrire à l'association des Amis de Robert Margerit : contact@robert-margerit.com

    Peut-on écrire le « roman vrai » de la Révolution française ? Pendant plus de deux siècles, cette épineuse question a taraudé écrivains autant qu’historiens, sans qu’une réponse consensuelle, encore moins commune, n’ait vraiment été apportée. Ce pari impossible a pourtant été tenté par un écrivain français du xxe siècle, Robert Margerit, dans une grande fresque historique et romanesque sobrement intitulée La Révolution.

    Composée de quatre romans, cumulant près de 2 300 pages, cette œuvre se présente comme un récit dense, riche, où une poignée de personnages fictifs gravite dans le sillage direct des acteurs réels, sans jamais – ou presque – entacher les événements de leur présence. Fruits de plus de trente ans de travail d’archives, la minutie des descriptions, la retranscription fidèle des débats des clubs ou des assemblées, l’exposé de chaque manœuvre politique lui confèrent parfois une austérité digne d’un exposé d’histoire, démentie par les scènes d’intimité et la peinture « vivante » des grandes journées révolutionnaires, toutes en sensations et en émotions. Le résultat, paradoxal, est celui d’une écriture parvenue à absorber le fait réel, à l’intégrer dans la trame romanesque au point de ne plus laisser transparaître que le maillage serré de la narration, où le « vrai » et le « faux » deviennent indiscernables.

    Patrick Boucheron a écrit : « on nomme littérature la fragilité de l’Histoire ». Robert Margerit ne l’aurait pas détrompé, lui qui a toujours regretté les artifices fictifs nécessaires à l’achèvement de son travail. Pourtant, contre son auteur, La Révolution ne cesse de proclamer le contraire : si l’écrivain accepte de se soumettre aux règles de l’Histoire, alors l’historien a tout intérêt à reconnaître dans l’écriture fictionnelle la possibilité d’une réflexion renouvelée, parce que décalée, sur sa propre pratique.

    Mathilde Harel était encore étudiante et normalienne lorsqu’elle a réalisé le mémoire de Master 2 qui fait l’objet de cette publication. S’interrogeant sur les rapports entre Histoire et fiction dans le roman historique, elle s’est penchée tout particulièrement sur l’écriture fictionnelle de la période révolutionnaire dans La Révolution de Robert Margerit.

    Cette étude, qui a nécessité deux ans de recherche assidue et de multiples lectures, s’est faite sous la conduite de Pierre Serna, professeur des universités (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et membre de l’Institut universitaire de France, IHRF-IHMC.

    Après une brillante réussite à l’agrégation, elle est actuellement en doctorat d’histoire contemporaine à l’université de Lille et à l’EHESS et travaille sur les répercussions de la chute du Mur de Berlin sur les gauches françaises.

  • Ripensare la geopolitica delle rivoluzioni

    Couverture de l'ouvrage

    Accéder au numéro complet sur le site du COSME

    Paolo Conte et Pierre Serna (dir.), Mo.do. Rivista di Storia, scienze umane e Cultural Heritage, Anno II, no 3-4, octobre 2021.

    Gli studi rivoluzionari traggono non poco beneficio da nuovi approcci metodologici che collocano tali processi in nuove temporalità ed in spazi che vanno al di là dei soli contesti nazionali nei quali hanno avuto luogo le singole trasformazioni politiche. Come per i processi di costruzione degli Stati, anche le rivoluzioni si intersecano e, senza ripetersi, sviluppano una loro coerenza per un periodo di lunga durata. Allo stesso modo, l’importanza degli sconvolgimenti avvenuti dopo il 1763 induce a riflettere sul ruolo assunto dalle colonie nell’avvio delle trasformazioni europee. Pertanto, le stesse nozioni di inizio e di fine delle rivoluzioni diventano più complesse, così come i concetti di centri e periferie assumono connotati più fluidi. In questo nuovo scenario storiografico, il ritorno allo studio approfondito di carriere politiche e di percorsi biografici assume nuovamente un’importanza cruciale.

    Revolutionary studies benefit greatly from being situated in new temporalities and in spaces that go beyond the individual national contexts in which the relevant political transformations took place. Like the state-building processes, revolutions intersect and, without repeating themselves, develop their own coherence over a long period. Similarly, the importance of the upheavals that took place after 1763 leads one to reflect on the role of the colonies in beginning European transformations. Thus, the notions of beginning and end of revolutions become more complex, like the concepts of centres and peripheries. In this new historiographical scenario, the return to the precise study of political careers and biographical paths assumes crucial importance.

  • [Appel à communications] Justices manifestes. L’enregistrement de la scène judiciaire (Moyen Âge – Époque moderne

    Illustration du colloqueLe colloque, organisé avec le soutien du LabEx Hastec, des Archives nationales (France) de l’IHMC et du Lamop se tiendra les mercredi 22 et jeudi 23 juin 2022 aux Archives nationales (site de Paris)

    Les propositions de communication, sous forme d’un résumé de 500 mots environ en français ou en anglais et accompagné d’un bref CV, devront parvenir avant le 15 février 2022 aux adresses suivantes :  aurelien.peter@gmail.com ; elisabeth.schmit@gmail.com

    Il est prévu que les communications dureront 30 minutes et pourront se faire en français ou en anglais. Elles donneront lieu à une publication.

    En considérant la scène judiciaire comme une rencontre, il s’agira d’en envisager le déroulement, les espaces et les acteurs, mais aussi le décor, les paroles, les gestes et les objets ; tous en tant qu’ils sont saisis par l’enregistrement judiciaire. De la réception des magistrats à la prononciation et l’exécution des décisions de justice en passant par le déroulé des audiences, on cherchera à saisir les pratiques d’enregistrement du rituel judiciaire dans sa globalité et dans la diversité des institutions judiciaires médiévales et modernes.

    Lire l’annonce complète

  • Parution de « L’île aux trois noms – Hispaniola, Saint-Domingue et Haïti »

    Couverture de l'ouvrage

    Bernard Gainot, Elie Lescot Jr et Caroline Seveno (dir.), L’île aux trois noms – Hispaniola, Saint-Domingue et Haïti, La Crèche, Presses universitaires de Nouvelle-Aquitaine et La Geste éditions, octobre 2021, 148 pages.

    Un recueil de plus de cent cartes géographiques anciennes, qui illustrent l’évolution des contours, du tracé, des souverainetés qui se partagent l’île de Saint-Domingue durant trois siècles.

    La présente collection offre un aperçu du travail cartographique portant sur une île aux identités multiples. La carte est un outil précieux qui aide à la prise de décision en matière d’administration et d’organisation d’un territoire. Celles qui sont ici présentées sont produites entre le xvie siècle et le xviiie siècle et nous montrent une île aux côtes déchiquetées, hachées, très accidentées. Cela pose bien entendu la question de l’échelle et de l’abstraction nécessaires dans la production cartographique. La cartographie a connu son apogée, en Haïti, sous l’Ancien Régime au moment où la mise sous coupe réglée de la Caraïbe par les Européens donna lieu à une production qualitativement et quantitativement impressionnante. Les progrès réalisés sur deux siècles témoignent à la fois de la meilleure connaissance du pays par les colons et d’une plus grande précision des outils de la représentation.

     

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